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Tout sur la rivière / sur l'Eyrieux

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la dynamique fluviale de l'Eyrieux

Le transport solide sur l'Eyrieux

Depuis 1950, l’Eyrieux connaît une évolution importante de son lit, passant d’une rivière en tresse avec de nombreux méandres, à une rivière chenalisée. Ces changements sont dus, pour l’essentiel, aux actions et aménagements de l’homme.

Chronologiquement, le déficit en matériaux et la chenalisation de l’Eyrieux s’expliquent par :

  • la mise en place de digues pour protéger les terres agricoles
  • la rectification de la confluence Rhône-Eyrieux réalisée lors des travaux d’aménagement du Rhône par la CNR, en 1963
  • les extractions régulières de matériaux, interdites depuis 1985
  • la pénurie de matériaux qui sont retenus dans les barrages, et notamment, dans celui des Collanges, construit en 1979
  • les extractions actuelles réalisées par la CNR (190 000 m3, 2005-2006) et à moindre mesure, celles effectuées par la commune (10 000 m3, 2003) et le SIVU (7 500m3, 2007 et 10 000 m3 en 2009)

Ces modifications anthropiques ont un impact sur :

  • la  morphologie du cours d’eau avec un enfoncement du lit dû à une purge des matériaux et une chenalisation. Ainsi, lors des crues, les érosions de berges sont accentuées et accélérées
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  • l’écologie du cours d’eau avec :

- une déconnexion de la rivière avec ses espaces annexes

- un appauvrissement de la diversité des habitats et disparition des zones de frayères

- un dépérissement de la ripisylve

- un envahissement du milieu du lit par une végétation souvent exogène

- une diminution de la ressource en eau

- une diminution de la capacité d’autoépuration par les matériaux et la végétation

Le phénomène de pavage

Le pavage est une fixation partielle du lit par une sélection des plus gros matériaux, qui ne sont repris que par des crues exceptionnelles. Le fond du lit est fixé par des galets que la rivière ne parvient plus à transporter, mais les berges restent mobiles (érosion).

Sur l’Eyrieux, ce processus est accentué par le manque de matériaux retenus par les barrages, notamment les sables et graviers, et a pour conséquence, une diminution de la capacité d’autoépuration du cours d’eau et un appauvrissement de la diversité des habitats.

Conséquence du lessivage des particules :

pavage

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